...Ni la Thésauque, ni la Ganguise ( où l'on note immédiatement la référence locale, en songeant que les extra-territoriaux vont se ruer sur cartes et plans pour situer la remarque) : il semblerait que l'entretien d'un blog représente un quart d'heure par jour. Je m'empresse donc de réaménager mon temps de travail pour m'y mettre sérieusement. En formant le voeu de m'y tenir, au moins jusqu'à mon anniversaire (le 3 février, ça devrait aller). Après, nous verrons bien.

Il sera donc ici question de lectures quotidiennes, d'émerveillements de tous les jours, et certainement - car c'est le métier qui veut ça, sinon je m'en passerais bien, pensez-donc - de remarques acerbes en lien direct avec l'exercice impossible de cette profession moribonde. (Sourire). 

Kalulalibraire, ces derniers temps ? 

Douze tribus

 

Un premier roman saisissant : Celina, stagiaire hors-pair, à qui j'en avais recommandé la lecture en précisant que le premier chapitre était presque à surmonter, m'a tranquillement déroulé  la liste des scènes l'ayant saisie à même hauteur. 

Je glisse ici un lienvers l'Humeur vagabonde   de ce mardi : Ayana Mathis était l'invitée de Kathleen Evin. 

Vous irez ainsi à la rencontre d'Hattie, née noire aux Etats-unis au début du vingtième, et mère d'enfants trouvant ou non leur place dans cette drôle de cellule familiale (mais quelle cellule, et quelle famille ?), trouvant ou non leur place dans le quartier, la ville ou le territoire qui les accueille. 

 

 

 

Littérature américaine, encore, avec Les Vies parallèles de Greta Wells. Où la libraire songe avec bonheur à ces soirs de décembre où elle a pu retrouver ce livre comme un rendez-vous magique.  (Décembre, oui, avant parution : l'un des avantages de ce métier impossible ; la chance que nous avons parfois de pouvoir lire les livres avant-tout-le-monde. Un luxe !). Le lien vers les éditions de l'Olivier vous montre le chemin. Plus qu'à le suivre.      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vies parallèlesJe  termine Les Endormeurs, d'Anna Enquist avant de vous dire tout le bien que j'en pense.

Les Endormeurs Je ne saurais vous quitter sans vous encourager vivement à écouter cette semaine Les pieds sur terre, émission essentielle à suivre sur France Culture, dont je rappelle ici le principe : 

"Régulièrement, et surtout à la faveur des élections, le pays découvre des habitants qui vivent dans ses frontières mais qu’il ne connaît pas. Des inconnus qui défient notre éthique en votant avec la hargne contre la raison, un peuple désespéré qui ne croit plus dans ses institutions et ne prend plus la peine de donner son opinion, des gens qui vivent de peu, travaillent parfois sans gagner assez pour se loger, dont la survie dépend du système D. Ces gens que nous découvrons alors, nous ne craignons pas d’en analyser et d’en interpréter immédiatement les gestes et les mots et même, le plus souvent, les silences. Et nos analyses répondent aux analyses en oubliant que ces paroles que nous sommes censés analyser, nous ne les entendons plus, si jamais nous les avons entendues."

Bonne journée !

PS : La "réanimation" de ce blog doit tout à Séverine. Quand on pense qu'elle travaille dans les Pompes funèbres, avouez que ça ne manque pas de sel.