Aguirre

 

Une balle dans le front, de l'auteur péruvien Manuel Aguirre, vient d'être publié aux Fondeurs de brique. La librairie propose toute la semaine (et plus si affinités !) un aperçu du travail éditorial de cette bonne maison ainsi q'une rencontre vendredi soir. La parole est à l'éditeur :

  Une balle dans le front est le récit d’une délivrance, celle d’un jeune sous-lieutenant, Gerardo Arrieta, qui tente de se libérer du diable. C’est en étant nommé responsable d’un poste-frontière à l’est du lac Titicaca, à la limite du Pérou et de la Bolivie, que le sous-lieutenant, originaire de Lima, fait face à ses propres démons en affrontant le diable incarné, un contrebandier du nom d’Hilario. Il s’agit d’un roman éclaté en 11 récits, distribués au sein du recueil selon une chronologie non linéaire, qui abordent le destin du sous-lieutenant, sa part d’ombre. Le lecteur accède à l’intégralité de l’histoire par touches successives. Chaque chapitre est à la fois un tout, clos sur lui-même, mais en résonance avec les autres. Le dernier récit, en révélant l’origine de ce combat obsessionnel contre le mal, éclaire l’ensemble du recueil. Récit achronique dans lequel les événements sont décrits successivement de plusieurs points de vue, Une balle dans le front fait la part belle aux rêves, cauchemars, prémonitions qui sondent le passé ou éclairent l’avenir.

L’AUTEUR


Né à Arequipa (sud du Pérou) en 1940, Manuel Aguirre est poussé par sa famille à se présenter à l’école militaire. Pour son premier poste, il est affecté dans une caserne sur les rives du Lac Titicaca, au bord de la frontière bolivienne. Administrateur d’une hacienda appartenant à l’armée, il est alors plongé au coeur de la misère et de l’exploitation. C’est cette expérience de deux ans, fondamentale du point de vue personnel et littéraire, qui va par la suite nourrir son travail d’écrivain. Il publie en 1972 un recueil de poèmes intitulé Razón de silencio et débute l’écriture d’un roman-fleuve, Dudas y murmuraciones. Écrit « à la manière du Quichotte », ce roman, issu de son expérience dans l’altiplano du sud péruvien, va l’occuper jusqu’en 1999 et aboutit à un manuscrit de 1 800 pages ! Ne trouvant pas d’éditeur, il décide alors de repenser le découpage du roman et de commencer par le faire éditer sous une forme fragmentaire. C’est ainsi que Una bala en la frente voit le jour en 2006 ; puis un deuxième recueil en 2007, Reyertas y desafíos. Manuel Aguirre s’est exilé en Californie à la fin des années 80 et continue à travailler à la transformation de son grand oeuvre en recueils, lesquels constituent de véritables petits romans fragmentés, avec des personnages et des situations récurrents mais à chaque fois renouvelés.

Traduit de l’espagnol (Pérou) par Marie Jammot.

 

J'ajoute que vous pourrez rencontrer auteur et éditeur ce même vendredi.